Offspring Are Blank - Dirty Projectors (ANKIERMAN Remix)

Ankierman a encore frappé. Remixeur de talent, il s’était déjà attaqué aux Dirty Projectors ainsi qu’à Mina Tindle. Pour ce nouvel exercice, il réussit à recréer une toute nouvelle mélodie à partir d’un classique incontournable du groupe new yorkais. Du bel ouvrage, finement exécuté, qui en ferait presque oublier l’original. Ne reste plus qu’à attendre de voir si le grand public va se réveiller et célébrer ce talent naissant.

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La playlist (presque) surprise : L'indigestion ]

 

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Est parce que c’est Noël que nous sommes obligés de nous farcir Tino Rossi ? Non.

Néanmoins, on ne va certainement pas échapper à l’indigestion. 

Doigts graissés de magret de canard, chemise maculée par le jus des cuisses de grenouilles, ventre distendu par les toasts saumonés et les huitres pas si fraîches que ça, lèvres barbouillées de caviar et miettes de crabe, gosier gavé de champagne et de bûche à la crème… A l’instar de votre repas de réveillon, cette playlist vous promet des moments agréables qui vont conduiront aimablement vers cette délicieuse nausée digestive.

Pensez tout de même à la petite infusion avant de vous coucher.

  • Wham! - Last Christmas
  • Yo La Tengo - I Feel Like Going Home
  • Sufjan Stevens - Amazing Grace
  • The Raveonettes - The Christmas Song
  • The Mondrians - Christmas On Your Windows
  • The Darkness - Christmas Time
  • She & Him - Have Yourself A Merry Christmas
  • Johnny Cash - The Little Drummer Boy
  • Otis Redding - White Christmas
  • Sufjan Stevens - O Come, O Come Emmanuel
  • Simon & Garfunkel - 7 O’Clock News / Silent Night
  • The Ramones - Merry Christmas (I Don’t Want To Fight Tonight)
  • Tori Amos - A Silent Night With You
  • Jimi Hendrix Experience - Little Drummer Boy / Silent NIght
  • Klaus Nomi - Silent Night
  • Jacques Dutronc - La Fille Du Père Noël
  • The Beach Boys - We Three Kings Of Orient Are
  • The Smashing Pumpkins - Christmastime
  • She & Him - The Christmas Waltz
  • John Lennon - Happy Xmas (The War Is Over)
  • Clap Your Hands Say Yeah - In This Home On Ice
  • The Fall - Xmas With Simon
  • Johnny Cash - Silent Night
  • Les Poppys - Noël 70
  • Fiona Apple - Frosty The Snowman
  • The Beach Boys - (I Saw Santa) Rocking Around The Christmas Tree
  • Ron Sexsmith - Maybe This Christmas
  • Summer Camp - Christmas Wrapping
  • Barbara - Joyeux Noël
  • Slow Club - Christmas (Baby Please Come Home)
  • Julian Casablancas - Christmas Treat
  • Low - Just Like Christmas
  • Weezer - Silent Night
  • Florent Marchet - Joyeux Noël
  • Eels - Christmas Is Going To The Dogs
  • Lucky Soul - Lonely This Christmas
  • Charles Aznavour - Noël D’Autrefois

C’est par ici, c’est sur Spotify et c’est 2h d’écoute gargantuesque.

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Et gros bisous.

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Feels Like Home (Original Mix) ]

Célébrons ce jour béni entre tous car Total Warr sort un nouvel EP brillant : Feels Like Home.

Le groupe parisien le plus achevé pilositairement parlant prend une ampleur musicale réjouissante. Ce nouveau titre, prélude à un album prévu en 2014, révèle combien le duo maîtrise l’art de composer des mélodies à la fois légères et tenaces. Du bien bel ouvrage qui sera célébré le 12 décembre à Paris, pour une release party au Blue Club

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Leave my hipsters alone

Hipster à la douce barbe, ton nom est chaque jour prononcé avec aigreur et lassitude. Comme si, pauvre hipster, tu incarnais la lie de la société moderne. Mais pourquoi tant de haine, candide adepte du fixie ? Pourquoi les gens ne t’aiment-ils pas ?

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Lire des magazines avec plusieurs mois de retard offre au moins l’avantage de prendre un recul salvateur. C’est en tout cas ce que j’en conclue après avoir parcouru l’article d’un Glamour de mars 2013 sur les hipsters.

Les hipsters, vibrant sujet de société, inévitable thématique et néo-marronnier des publications féminines et musicales.

Généralement, lorsque l’on parle des hipsters, c’est pour s’en agacer. D’ailleurs c’est le cas de ce fameux article de Glamour. Intitulé « Les hipsters vont-ils trop lojn ? », il dresse une liste, certainement non exhaustive, des attitudes assimilées aux hipsters et jugées ridicules : le chignon pour homme, leur look « facho », l’apparition de consommateurs de cupcake à la saucisse, etc. C’est plutôt cocasse, ça prête à sourire… et c’est à peu près tout.

Cet article m’a donné envie de réfléchir non pas sur les hipsters mais sur la façon dont on les perçoit. Car finalement, si pour les frites Mc Cain ce sont ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins, dans le cas des hipsters ce sont ceux qui en parlent le plus qui les imitent le plus.

Déjà soyons précis, je ne pense pas que le terme « hipster » révèle réellement une catégorie socio-culturelle à l’instar du terme « bourgeois »  ou « ouvrier ».  Le hipster regroupe actuellement tellement de critères contradictoires qu’il est difficile de séparer le grain de l’ivraie.  En gros, disons qu’un hipster est un adulte qui cultive une culture indé (dans le sens premier du mot « indépendance », à savoir : qui ne dépend pas de la masse) et un aspect physique différent de la mode adoptée par le grand public.

Voilà qui ouvre pas mal le champ d’interprétation, n’est-ce-pas ?

Alors soyons encore plus spécifique et restreignons la définition en s’accordant sur l’acceptation commune du terme. Un hipster serait un adulte, entre l’adolescent attardé et un post trentenaire, adepte de la différentiation individuelle (par le look, l’attitude consommatrice et la culture) tout en s’inscrivant dans un groupe ayant les même goûts et assimilé comme précurseur. Bref, le hipster est une branche de la culture. Une culture parallèle plus exactement.

Resserrons encore d’un bon cran et considérons que le hipster n’est ni plus ni moins qu’un grand dadais farfelu qui s’habille bizarrement, écoute de la musique super pas commerciale et joue les écolos rétrogrades avec ses appareils polaroïd et ses clopes bios (comme l’indique l’article de Glamour).

Bien.

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A présent, munissons-nous d’un scalpel mental et analysons cette version simplifiée de la  perception du hipster. Olivier Tesquet, pour Slate, a très bien décrit le phénomène de cristallisation qui s’opère sur ces individus :

« Après le geek, le hipster est en passe de devenir le nouveau sociotype fourre-tout, le mot nu laissant le champ libre aux interprétations (de «va mourir, sale snob» à «j’aime beaucoup ce que vous aimez». Et un souffre douleur accommodable à toutes les sauces:

- «T’as vraiment des goûts de hipster», comme s’il s’agissait d’une catégorie socio-professionnelle sur laquelle il est de bon ton de taper.

- «Espèce de sale hipster», afin de souligner la corrélation entre une hygiène de vie inversement proportionnelle à vos goûts pointus.

Parce que c’est ça, le hipster, un repoussoir qu’on finirait presque par apprécier, un esthète de surface qu’on aime moquer mais qu’on est bien content d’avoir sous le coude. »

Le hipster, esthète ou plutôt personne perçue comme esthète, snob, méprisant et méprisable qui est donc un malandrin dont le plaisir secret serait d’exclure le petit peuple, les bonnes gens et le reste de la société. Et comment procéderait-il ? Par l’écoute de groupes pointus et inconnus, par la visite d’expositions définitivement pas de la catégorie Picasso, Monet et Braque et par  le port de frusques récupérées à Emmaüs mixées à des marques obscures, quand elles ne sont pas carrément assimilée à des références fascistes (Fred Perry par exemple, qui a longtemps été vue comme la marque fétiche des néo-nazis). Sombre individu qui affirme donc sa volonté de ne pas se fondre dans la masse et porte haut son désir d’autonomie (autrement dit : ériger ses propres lois et agir en son propre nom).

Le hipster, ce nouveau « souffre douleur » : toute personne répondant aux critères serait donc automatiquement assimilée au ledit hipster et vue comme un traître de la société. Dans l’opinion commune, l’hipster ne joue pas le jeu du savoir-vivre sociétal. Il préfère tracer son propre chemin en compagnie de ses pairs plutôt que de se soumettre au bon sens de la majorité. Un individualisme qui énerve, tout comme énervent les artistes trop excentriques, les asociaux, les marginaux.

L’hipster est devenu l’incarnation de la différence. Or, la xenophobie est présente en chacun de nous et par extension dans toute majorité. La xenophobie n’est pas du racisme, c’est juste la peur de ce qui est étranger. Et les hipsters stigmatisent ce sentiment. Ils se placent en tant qu’étrangers au sein d’un corpus social. 

Voilà pourquoi je m’inquiète un peu de ce phénomène de rejet et de moquerie vis à vis de ces hipsters. Une catégorie que je trouve totalement artificielle, créée pour pouvoir qualifier une sous-culture qui au fond, ne recouvre rien de plus que des gens qui n’aiment pas tout à fait la même chose que la grande majorité, le célèbre « mainstream ». Je trouve alarmant que l’on continue à exclure la différence tout comme on le fait avec, au choix : les roux, les arabes, les juifs, les emos, les gothiques, les gitans, les noirs ou les percepteurs des impôts. Quel dommage d’assister à une telle démonstration d’obscurantisme.

Mais bon, c’est ainsi depuis toujours et bientôt on trouvera une autre catégorie sur laquelle taper. Tout groupe d’individu a besoin d’un souffre-douleur pour extérioriser son agressivité, ses jalousies et ses frustrations après tout.

La note de présentation de l’éditeur du livre « Boucs émissaires, têtes de Turc et souffres douleur » donne d’ailleurs une bonne définition de ce fonctionnement inhérent à toute société : 

« Ils jouent le rôle d’un ciment social qui permet à une société de s’unifier ou de se purifier à moindres frais, par une haine ordinaire ou exceptionnelle et des comportements de persécution ritualisée. »

Donc, on l’a bien compris l’hipster fait office d’un excellent punching ball. Et oui, j’ose affirmer qu’il relève de cette « haine ordinaire ». Celle du rejet de l’étranger et de la différence. Heureusement, cela reste bon enfant. On n’a pas encore vu de lynchage public pour port de lunettes vintage. On se contente d’écrire des articles rigolos sur les étranges habitudes. On ricane et on savoure.

Mais pourquoi ? Pourquoi cela ne va-t-il pas plus loin. Pourquoi se contente-t-on de se moquer ? Il me semble qu’il y a plusieurs facteurs qui expliquent cette gentille raillerie. La société et les groupes majoritaires qui la composent ont bien d’autres possibilités de persécution. L’hipster échappe à la vindicte populaire parce qu’il n’est pas si connu que ça.

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Le terme est un néologisme et peu usité dans le vocabulaire de tous les jours. On ne parle pas des hipsters à tout propos et le terme définit une minorité bien trop restreinte pour trouver sa place dans des phrases telles que « Ma boulangère m’a vendu un croissant hipster » ou « Je m’appelle Jean Jacques, je suis hipster et j’aime les ballades en forêt ».

De plus, son utilisation est limité dans des groupes sociaux (essentiellement urbains, actifs et en dessous de 50 ans). Ainsi vous constaterez que l’on parle plus de ces chers hipsters dans les grandes villes que dans un champ de blé.  Donc à chaque catégorie socio-professionnelle son centre d’intérêt et son bouc-émissaire. Un agriculteur n’en a certainement pas grand-chose à faire des hipsters. Tandis qu’un cadre va a priori plus facilement s’agacer des attitudes d’un hipster qui n’aime pas le même genre de musique que lui.

Pour générer une haine solide et générale, il faut pouvoir s’appuyer sur des critères beaucoup plus cohésifs, comme la peur de la perte de l’emploi, la crise économique, les idéologies… On comprend donc que les petits hipsters n’ont pas vraiment un tel impact.

Et puis, étrangement les hipsters sont sauvés par ce qui cause leurs maux : leur autonomie.

Je l’ai évoqué plus haut mais sans m’y attarder, les hipsters sont à la fois considérés comme des extravagants incompréhensibles et des précurseurs. Ils sont les goûteurs officieux du mainstream. Muent par leur recherche de la nouveauté, de l’authenticité et de la différence, ils ont tendance à tester un peu de tout et ne garder que ce qui leur semble correspondre à leurs attentes. Et cela fait d’eux de très bonnes sources d’inspiration pour les agences de prescription de tendance. Ces mêmes agences qui vont influencer la mode et la musique plus généraliste. Un exemple : Bon Iver, chanteur hipster de référence, a été repris par Birdy, jolie chanteuse de 17 ans plus proche des playlists de NRJ et Virgin Radio que de celles de Pitchfork ou the Hype Machine.

Ce qui ce retrouve dans la culture généraliste est bien souvent le produit digéré de la sous culture hipster. Attention, je ne prétends pas que les hipsters sont les leaders d’opinion absolus. Ils n’en sont qu’une petite partie. D’autres catégories jouent un rôle important et parmi elles citons la culture gay qui apporte beaucoup à la culture de masse.

Et voilà qui m’amène à penser que si l’on se moque autant des hipster c’est peut-être bien parce qu’il existe un sentiment d’infériorité sous-jacent…

Prenons le cas de la chemise à carreau. Du brave bûcheron canadien, elle a atterrit sur les épaules des hipsters new yorkais puis français en l’espace de quelques mois. Sujet de gausserie préférée de la majorité, elle a ensuite fait doucement son apparition dans les grandes enseignes telles que Celio, Zara et même Carrefour. La chemise à carreau tant décriée est ainsi devenue un basique sûr pour un petit look sans risque. Je prédis d’ailleurs le même sort pour ce bonnet rikiki que l’on voit fleurir sur les crânes depuis hiver dernier.

Il me semble donc que l’hipster incarne l’audace. Ce que beaucoup n’osent pas faire ou porter, l’hipster le fait. Comment ne pas lui en vouloir un peu ? Et c’est certainement pourquoi il est à la fois sujet d’agacement et d’inspiration.  Le simple fait de constater autant de liberté individuelle et de ne pas la ressentir personnellement doit conférer un sentiment d’infériorité et peut-être même un sentiment d’injustice : « pourquoi lui et pas moi ? ».  Et parce que l’être humain est avant tout un être social et qu’il a besoin d’être entouré et assimilé dans un groupe, il est réconfortant pour lui de penser que ce la majorité fait est la meilleure façon de faire. C’est ainsi que l’hipster a doucement glissé d’un vague catégorie communautaire à un terme fourre-tout désignant une forme de snobisme et d’excentricité.

On aurait donc tous besoin d’un hipster près de soi. Et je constate que ce ceux qui les narguent sont aussi ceux qui récupèrent le plus de leurs codes vestimentaires et culturels. On trouve pléthore de tests  du genre « Etes-vous hipster sans le savoir ? »,  de « Bons plans pour un week-end hipster » et autre pages mode « esprit hipster » dans les mêmes magazines et sites qui s’en moquent.

Allez, enfilez vos lunettes à monture en écaille et votre chemise à carreau et lâchez-donc un peu les hipsters. De toute manière, ils ne font pas attention à vous, ils sont trop occupés à écouter le dernier Arcade Fire.

 



 

N.B : Pour connaître l’origine du terme « hipster » je vous recommande chaudement d’aller jeter un œil à l’article Wikipedia qui lui est consacré. 

 

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L'heure de la sieste #2 / Nap time #2 ]

Reprise des podcats et de mes sélections musicales thématiques. ¨Pour ce nouveau numéro, voici le second épisode de “L’heure de la sieste”. Un parcours mélodique tout en douceur pour apaiser vos oreilles si souvent sollicitées. Un second numéro très hexagonal puisqu’il ne comporte que des artistes français. Vous retrouverez donc la voix si fraîche de Franz Is Dead, l’élégance naturelle de The Rodeo, la puissante mélancolie de Benjamin Clementine, la douce candeur de Ladylike Lily, l’impeccable ligne rythmique d’Exotica, le remix rafraîchissant de Mina Tindle par Please Don’t Blame Mexico, la rigueur sauvage de Maison Neuve, l’invitation au voyage d’Astrobal et la beauté sans faille de Benjamin Fincher.

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The Rodeo - Café De La Danse  - 19/11/12

Myriam Jacquet©

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John Hopkins feat. Purity Ring - Breathe This Air

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Instant promotionnel : le formidable et indispensable Franz Is Dead sort son premier album le 16 septembre. Ca s’appellera “The man from Peru” et vous allez l’adorer. Merci de votre attention.

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Exotica - La Machine Du Moulin Rouge - 21/07/12

Myriam Jacquet©

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